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Jeudi 25 novembre 2010 4 25 /11 /Nov /2010 01:38

Avec Jean-Pierre Bemba, 48 ans, qui comparaît depuis lundi 22 novembre à La Haye devant la Cour pénale internationale (CPI), ce n'est pas seulement un redoutable chef de guerre congolais qui est jugé pour "crimes de guerre et crimes contre l'humanité".

L'homme à la carrure imposante est tombé de haut : 

en novembre 2006, il avait obtenu 42 % des voix à l'élection présidentielle en République démocratique du Congo (RDC). Mais plutôt qu'un tranquille candidat, "Jean-Pierre", comme disent ses partisans congolais, est l'archétype de l'entrepreneur politique africain des années 1990. Comme Charles Taylor au Liberia, il a fondé un mouvement politique adossé à une armée à base ethnique dans un but précis : protéger ses intérêts d'homme d'affaires.


UN HÉRITIER

Raconter sa vie revient à évoquer deux décennies de l'histoire récente et violente du plus grand pays francophone du monde, le Zaïre devenu RDC en 1997. Jean-Pierre Bemba est d'abord un héritier. Son père, Jeannot Bemba Saolana, un métis de Portugais originaire de la province de l'Equateur (nord-ouest du pays) fut un homme d'affaires puissant et un baron du régime zaïrois du général Mobutu Sese Seko (1965-1997). Le fils à papa élevé en Belgique – l'ancienne puissance tutélaire –, se lance dans les affaires à la fin des années 1980.

Diplômé d'une grande école de commerce bruxelloise, il choisit bien ses créneaux (téléphone portable, télévision) et trouve naturellement sa place dans les hauts cercles du pouvoir mobutiste. Sa sœur épouse un fils du tout puissant général.

ATROCITÉS ET CAMPAGNE DE TERREUR

Mais l'époque est celle de la décrépitude d'un pays longtemps paradis de l'argent facile pour la nomenklatura qui pille allègrement les immenses richesses du pays en laissant la grande masse de la population dans la misère.

Lorsqu'en 1997, Kinshasa tombe aux mains de Laurent-Désiré Kabila soutenu par le Rwanda et l'Ouganda, Jean-Pierre Bemba s'exile. Mais l'année suivante, il passe à l'offensive, profitant du retournement du président ougandais Yoweri Museveni. Le businessman endosse subitement le treillis et crée sa milice armée, le Mouvement de libération du Congo (MLC) financé par le régime Museveni et adossé à la province de l'Equateur, bastion du mobutisme.

A la surprise générale, il conquiert une large partie du territoire, pillant les richesses locales – diamant, or, café – pour financer ses offensives. Soutenu par Ange-Félix Patassé, président de la Centrafrique voisine, Jean-Pierre Bemba n'hésite pas à aller lui prêter main-forte lorsqu'il est menacé par des rébellions. C'est là que se situent les atrocités qui lui valent aujourd'hui de comparaître devant la CPI. En 2002 et 2003, le MLC se livre à une campagne de terreur pour protéger le régime centrafricain menacé par le général François Bozizé.

"Jean-Pierre Bemba a sciemment permis aux 1 500 hommes qu'il commandait de commettre des centaines de viols, des centaines de pillages", a résumé lundi le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo. Ces exactions se traduisent par plusieurs centaines de morts mais la guerre est perdue. Le général Bozizé prend le pouvoir et il y est toujours aujourd'hui. C'est lui qui saisira la CPI en 2004.

UNE ARMÉE D'ENFANTS DES RUES 


A cette époque, Bemba a repris ses habits civils d'entrepreneur politique. L'interminable guerre congolaise s'est achevée en 2003 par un accord de paix qui, pour le faire rentrer dans le rang, lui a accordé l'un des quatre postes de vice-président autour du président provisoire, Joseph Kabila, le fils de Laurent-Désiré Kabila assassiné en 2001.

En 2006, Jean-Pierre Bemba affronte Joseph Kabila dans la rue et dans les urnes. Très populaire dans la capitale, Kinshasa, où une armée d'enfants des rues est à son service, il perd cependant l'élection au plan national. Elu simple sénateur mais redoutable chef de l'opposition, il refuse de désarmer sa milice. Après des affrontements meurtriers au centre de Kinshasa, il est contraint à l'exil, en avril 2007, au Portugal et en Belgique où il possède de somptueuses propriétés.

C'est à Bruxelles que son passé de chef milicien le rattrape lorsqu'il est interpellé, en 2008, en vertu d'un mandat d'arrêt émis par la CPI. Incarcéré à la prison de Scheveningen aux Pays-Bas, il est le troisième chef de guerre congolais à comparaître devant la juridiction de l'ONU dont le siège est à La Haye. Ses avocats dénoncent "une enquête bâclée et partiale".

Son procès, qui doit durer plusieurs mois, l'empêchera de prendre sa revanche sur Joseph Kabila lors de la présidentielle en RDC prévue dans le courant de l'année 2011.

Philippe Bernard

(Le Monde 24/11/2010)

Par Philippe Bernard
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Mardi 23 novembre 2010 2 23 /11 /Nov /2010 21:06

LETTRE OUVERTE A SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRÉSIDENT NATIONAL DE L'UDPS , MONSIEUR ÉTIENNE TSHISEKEDI WA MULUMBA : CONSEIL D'UN ENFANT A SON PÈRE 
2010-04-06 03:01:01 

Par Crispin Mandangidila 

Udps/Afrique du Sud

A Son Excellence Monsieur le Président National, 

Monsieur le Président National ,

Au lendemain de la journée pascale, ma prière est que la résurrection du Fils de Dieu soit le ferment de la résurrection de l’esprit qui vous a animé depuis le début de votre carrière politique et qui a fait de vous le père de millions des combattants de la démocratie congolaise. C’est l’esprit du mariage entre vous et votre peuple. 

En suivant votre dernière interview, j’ai été surpris par votre déclaration selon laquelle “notre peuple serait devenu très sensible au message politique”. Bien au contraire la réalité est que notre peuple est devenu indifférent au message politique. Vos informateurs vous ont induit en erreur. Le peuple congolais connait la vérité mais contrairement à toute logique, cette connaissance ne le conduit ni à la vie ni à la sagesse, elle le conduit à la résignation. Notre peuple se résigne au bonheur de ses oppresseurs. Notre peuple se résigne car il ne sait à quel saint se vouer, notre peuple se résigne car il ne sait à quel leader confier sa destinée. Hier ce peuple se confia en vous, mais la situation a changé, il est abandonné à lui-même. Comme dit la Bible, quand le berger est frappé, le troupeau se disperse. 

S’il faut établir une comparaison entre la maturité politique du peuple congolais et sa classe politique entre 1990 et 2010, 1990 serait à un million de kilomètres très loin devant 2010. 

Ce que vos informateurs ne vous disent pas est que si le scénario de 2006 était répété aujourd’hui et que vous lanciez un ordre de boycott des élections, le peuple congolais ignorerait votre appel et irait de nouveau aux urnes avec joie. 

Monsieur le Président, 

Si vos informateurs vous aimaient vraiment, ils vous aideraient à découvrir ce que le peuple congolais veut, pourquoi il ne vous écoute plus. Hier vos déclarations étaient prises comme paroles d’évangile par la majorité des congolais, ceux qui s’opposait à vous constituaient l’exception. Par contre, aujourd’hui c’est la majorité du peuple qui ne vous suit pas. Le refrain “TSHISEKEDI A RAISON” a disparu du hit parade politique congolais. 

Depuis 2006, chacune de vos décisions et déclaration sont ouvertement rejetées. 

Permettez-moi de vous rafraichir la mémoire: 

- Vous mettez en place une commission de révision des statuts, Mr Valentin Mubake tape du point sur la table devant vous et vous dit clairement qu’il ne va pas obtempérer car seul le Comité National qu’il dirige est légalement compétent en cette matière là et non vous .

-Vous mettez en place la commission de préparation du 1er Congrès, Messieurs Mubake et Masamba refusent de s’exécuter et ignorent les ultimatum(s) que vous leur adressiez. 

-Vous mettez en place une commission spéciale qui va se réunir à Béthanie, certains cadres rejettent leur nominations en vous traitant de tribaliste. Ils créent une commission préparatoire parallèle qui va tenir ses travaux dans la commune de Lemba et annoncent la création d’une UDPS Nationale avec comme leader Valentin Mubake, “l’homme qu’il faut pour l’UDPS (Cfr Marcellin Kwuilu Mondo, UDPS Canada). 

-Vous clôturez les travaux de la commission spéciale, les Forces du Progrès : un groupe de drogués à la solde de Mr Mubake jette des pierres sur votre voiture en chantant: “Tshisekedi soki olembi, tika Mubake akamba UDPS”. 

- Vous prenez la décision 068 créant le COC tout en suspendant de leurs fonctions Messieurs Mubake et Masamba leur interdisant d’engager le parti. Monsieur Mubake continue à faire des déclarations au nom de l’UDPS avec même le toupet de vous en réserver des copies. Pendant que Masamba garde le profil bas, Mubake rejette carrément sa suspension qu’il déclare illégale. Selon lui, il ne pouvait être désavoué que par l’organe qui l’avait élu. Avec sa bénédiction, le groupe de rébellion dénommé G16 nait à Copenhague. Ses membres dont vos “fidèles actuels”, Messieurs Mpuila, Kashala, Mpoyi relevant le caractère illégal et anti-statutaire de la 068 dirent que les organes du parti Secrétariat National et Comité National ne pouvaient être suspendus. Ils ajoutèrent que vous avez aussi violé les statuts en faisant le cumul de fonction, étant à la fois Président National et Président du COC. 

- Vous prenez la décision 073 tentant de ramener tout le monde ensemble, Monsieur Mubake l'ignore et ne participe à aucune séance de travail 

-Vous prenez la 082 dissolvant le COC, vos collègues, les autres membres du Collège des fondateurs la rejettent 

-Vous faites certifier la 082 par un notaire belge, la base la rejettent toujours .

-Vous prenez la 083 bis nommant Monsieur Baloji Shabanza Mudiandambu Représentant de l’UDPS en Grèce, la base l’ignore et vous l’annulez par la 084. 

-Vous prenez la 089 nommant Masamba comme coordinateur du CHOC, elle est rejetée non seulement par les partisans du congrès d’Avril 2009 mais aussi par les mubakistes des fédérations de Kinshasa qui révèlent les motifs secrets qui ont milité en faveur de la nomination des membres de l’équipe. 

Monsieur le Président National, vous voyez bien que vous allez de contestation à contestation. 

Vos informateurs vous aiment-ils? J’en doute. Leur objectif secondaire est d’assouvir leur désir de vengeance envers l’autre morceau. Leur objectif primaire est de vous ridiculiser et de vous réduire à néant. 

En voici les preuves : 

Toute l’année dernière ils ont annoncé la tenue du vrai premier congrès durant le dernier trimestre de 2009. Sans explication aucune, en octobre 2009, ils ont triomphalement publié votre décision 086 annonçant la création du CHOC. Depuis cette époque, ils connaissaient déjà les ténors du CHOC à savoir, Messieurs Masamba (encore lui), Kalonzo (un anti-tshisekedi avéré) et Raymond Kahungu. Quatre mois après, en Mars 2010 , vous annoncez officiellement le CHOC à qui vous donnez un délai d’un mois pour faire l’étude de faisabilité. Aujourd’hui ce délai tire à sa fin et Monsieur Masamba affirme sans froid aux yeux qu’il cherche encore des fonds pour sa mission. Cela veut dire que depuis cinq mois vos collaborateurs dormaient et ils ne cherchaient pas de financement pour les travaux du CHOC. 

Cela veut dire qu’ils ne veulent pas que le CHOC fassent son travail, ils ne veulent pas que le vrai 1er Congrès se tienne. Ils veulent que vous vous couvriez de honte car rien de ce que vous annoncez ne se réalise. 

Détournement de fonds 

Monsieur le Président, il vous souviendra que vous aviez indiqué un moyen de financement du Congrès: la carte spéciale congrès. Vous avez acheté la votre, maman Marthe aussi. De tout ceux qui se disent vos proches aujourd’hui, seul le Dr Mpuila en a acquis une. Les autres , non seulement ils ont refusé d’en acheter eux mêmes, mais aussi , ils ont refusé d’en distribuer et ceux qui en ont vendu sous pression de leurs bases qui voulaient obéir à votre consigne ont purement et simplement confisqué l’argent ainsi récolté. Ils étaient contre le COC depuis sa création (pas après sa “dissolution”), ainsi il n’ont pas transféré cet argent dans les comptes du parti. 

Ils ont cet argent, pourquoi ils ne l’ont-ils pas donné pas au CHOC? Pourquoi n’ont-ils pas mis la main dans leurs porte-monnaies? 

Comptaient-ils sur la même population paupérisée du pays pour financer les travaux du CHOC et ceux du congrès? 

Manque d’honnêteté intellectuelle 

Tous les membres du G16 qui se sont reconvertis aujourd’hui en fidèle des fidèles, respectueux de vos décisions ne se sentent plus offusqués par le caractère quelque peu anti-statutaire de vos décisions et actes: 

- Par la décision 086 vous êtes supposé avoir convoqué une session extraordinaire du Comité National. Après cette session, par le canal de votre assistant et porte-parole (un autre cas d’école) vous avez annoncé le départ du bureau élu de Monsieur Mubake , son mandat ayant tiré à sa fin et la formation d’un nouveau Comité National. Puis, c’est le silence des morts et le parti vit sans cet organe statutaire obligatoire nous avait-on laissé entendre, le Comité National. Et le G16 ne trouve rien à redire sur ce lapsus. 

- Votre décision mettant en place le CHOC stipule que cet organe technique vous fera rapport à vous-même non pas au Secrétariat National (disparu de la circulation depuis le retour , la queue entre les pattes de tonton Alexis après une tournée catastrophique au Katanga) ou au Comité National (pas encore formé). Cela veut dire que sans le dire vous êtes le Président du CHOC, Masamba n’étant que coordinateur. Ce cumul de fonction ne fait pas bronché le G16 reconverti en tshisekediste. 

La solution 

Monsieur le Président, vous avez bien fait de reconnaitre que l’UDPS est en morceau. La seule colle capable de remettre les différents morceaux ensemble ne s’appelle pas Étienne Tshisekedi Wa Mulumba comme les flatteurs vous le font croire, elle s’appelle Mariage Tshisekedi-Peuple. 

Il vous est donc d’une importance capitale de chercher à savoir ce que pense votre peuple en général et la base de l’UDPS en particulier. Cela vous aidera à prendre des décisions salvatrices pour le Parti et pour le pays. 

Comment entendre la voix de votre peuple? 

Monsieur le Président, en lisant entre les lignes les propos d’un de vos chiens de garde qui aboient le plus depuis quelques temps, vous n’avez aucun contact direct avec la base: vous n'accédez pas à l’internet et vous ne prenez pas le téléphone vous-même. Il est temps que cela change à condition bien sur que vos médecins vous rassure que vous êtes en mesure de résister à n’importe quel choc émotionnel. 

L’Internet : Accédez directement aux sites de l’UDPS et d'autres proches à votre parti (udpsonline, udps.net , congotribune, la Prosperité , le Phare Indépendant etc . Ou encore à ses forums d'échanges : Parlementaires-debout de l’UDPS, Udps-liste , Udps-peuple Uni, UDPS-List .

Concernant le téléphone : Faites publier un numéro de téléphone auquel on peut vous joindre directement et prenez les appels vous mêmes. 

Barack Obama et Jacob Zuma ont essayé cette technique d’interaction direct avec le peuple sans intermédiaire et elle a marché pour eux, elle marchera sûrement. 

Ainsi vous saurez ce que le peuple veut et ce qu’il attend de vous. Vous prendrez alors des décisions qui correspondent aux attentes de la base et celle-ci vous suivra comme dans le passé. 

Retour au pays 

Enfin, si comme vous l'avez annoncé, vous vous sentez assez fort pour rentrer au pays. N’attendez plus un jour de plus. Votre peuple va vous réserver un accueil chaleureux et triomphal. Il n’aura pas besoin d’audience ou d'intermédiaire pour vous faire savoir le fond de sa pensée. 

Si vous continuez par contre à multiplier des décisions unilatérales et impopulaires, l’UDPS va continuer sa chute libre et vous avec elle. Les morceaux vont aussi continuer à se multiplier comme le montre la naissance d’un nouveau morceau appelé UDPS des fondateurs piloté par vos anciens collègues Messieurs Lusanga Ngiele et Protais Lumbu Maloba. 

Avec respect et amour. 

Crispin Mandangidila 

Néo-tshisekediste

Par Crispin Mandangidila
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Vendredi 12 novembre 2010 5 12 /11 /Nov /2010 18:57

 

 

Makolo, un des lieutenants de Ngbanda, démissionne

VENDREDI, 12 NOVEMBRE 2010 08:49 ADMINISTRATEUR

 

 

 

Plus personne ne croit en l’efficacité de l’APARECO, la structure qu’anime l’ex-Conseiller spécial du maréchal Mobutu, Honoré Ngbanda Zamboko Atumba, qui ne jurait que par le renversement par les armes du Pouvoir de Joseph Kabila. En tête, le cerveau, le fidèle des fidèles du Terminartor, le Révérend Marcel Makolo, recruté pour son dynamisme dans les milieux associatifs RD-congolais en Europe, où il débarque en hiver 2003 en vue de donner l’âme à un mouvement dans lequel il a occupé les stratégiques fonctions de Secrétaire exécutif national chargé de l’Organisation, Mobilisation et Propagande.

Marcel Makolo est entré en dissidence. 

Mercredi 10 novembre 2010, le portable du DP d’AfricaNews grésille. Achille Kadima décroche.

A l’autre bout, le Révérend Makolo qui présente ses civilités avant d’exposer instamment son problème. «J’ai une information importante à donner aux RD-Congolais contre qui j’estime avoir péché. Je veux me repentir pour avoir dénigré les institutions du pays et leurs animateurs, à commencer par le Président Kabila. Je veux annoncer que j’ai quitté l’APARECO d’Honoré Ngbanda qui m’a profondément déçu de par ses méthodes de travail», nous prie-t-il.

Les deux parties se mettent d’accord pour une interview au cours de laquelle Makolo promet de faire les révélations. Echange d’adresses e-mails. Et tout se règle via le Net.

Passionnant.

A l’arrivée, c’est une véritable confession.

L’homme est un ancien de Kisangani. Il a vécu dans sa chair les affres de la guerre entre Rwandais et Ougandais dans la ville-martyr. Il rejoint l’Europe où il entreprend de militer au sein des mouvements associatifs. Débordant d’initiatives, il est découvert par Ngbanda qui sollicite ses services. Après avoir longtemps milité aux côtés de son maître qu’il n’avait jamais rencontré au pays, il découvre ses méthodes de travail, dignes d’un dictateur, d’un homme qui se prend pour le nombril de la terre. Au finish, c’est le dégoût.Makolo se dit aujourd’hui blasé par le dogme idéologique de l’APARECO qui fait l’apologie de la prise de pouvoir par les armes . «Ça renvoie une image négative de notre pays à l’extérieur. Cette idéologie n’est pas non plus un bel héritage pour les générations futures dans notre pays», regrette-t-il.

Et tout le temps passé à critiquer le pays de l’extérieur? C’est du gâchis, c’est injuste et déloyal, avoue-t-il. «S’il est une chose que j’ai compris depuis tout ce temps, c’est que Président de la République ou pas, ministre ou pas, on est d’abord et avant tout un être de chair qui, comme tout le monde, peut avoir mal lorsqu’il est insulté ou vilipendé. Je ne crois pas moi si je serais content que l’on jette en pâture ma réputation comme nous l’avons fait pour les uns et pour les autres», dit-il.

Et de poursuivre, «faire de la politique ne devrait pas, à mon sens, se résumer à des insultes et autres invectives de bas étage. Les attaques ad hominem devraient normalement être bannies du circuit politique de notre pays. Je trouve qu’elles n’élèvent pas le débat politique et n’honorent ceux qui les font»

Sollicité de dire ce qu’en diraient ses ex-amis, il confie qu’il assume son nouveau choix.

En un mot comme en mille, l’ancien cerveau de l’APARECO déclare avoir été découragé par la pensée unique qui caractérise son ex-maître, avoir laissé derrière lui un mouvement sans âme et démobilisée tout en regrettant ses excès contre le pays et son Président Kabila à qui il est prêt à demander pardon… même par écrit, s’il ne l’a pas déjà fait. Retour à une démarche citoyenne, politique... et morale. Makolo ne se fait pas trop de souci parce qu’il ne demande que de rentrer au pays en vue de prendre part au processus électoral, comme candidat ou électeur, qu’importe. Pour participer surtout à la reconstruction de la RD-Congo et à faire avancer les réformes dont le pays a tant besoin.

 

Interview in extenso. 

Révérend Makolo, nous avons appris que vous aviez claqué la porte de l’APARECO de Monsieur Ngbanda. Est-ce que pourriez-vous confirmer cette information? 
 

Oui, je confirme.
 

Quelles sont les raisons à la base de cette démission?
 

Mon départ de l’APARECO est motivé par une raison simple: l’absence d’un cadre démocratique de discussion. L’APARECO est prisonnière d’un homme, Honoré Ngbanda. Seule sa volonté prime. Il ne reconnait jamais ses torts. Il ne supporte pas la contradiction. Il pense toujours avoir raison. Il n’écoute pas, ne respecte pas, n’honore pas ses collaborateurs. Il se plait même parfois à les diviser, etc.
Un mouvement politique démocratique normal ne suppose t-il pas un minimum de débat, même contradictoire? Dans l’APARECO, avoir un avis contraire à celui d’Honoré Ngbanda donne lieu à des soupçons de tous genres: corrompu, traitre, etc. C’est inacceptable. Par exemple, j'ai critiqué le fait que depuis un certain temps, l’APARECO est devenu le temple de l’unilatéralisme par excellence. Figurez-vous qu’on doit subir les choix, même mauvais, du chef tout-puissant, sans concertation préalable. Très souvent, les hauts cadres découvrent les grandes orientations du mouvement au même moment que le grand public. Via le site internet, lequel fonctionne d’ailleurs comme un organe de presse à sensation. Croyez-vous que le peuple RD-congolais attend de ses responsables politiques qu’ils soient des «as de l’info»? Le commentaire de l’actualité n'est pas du domaine du politique, les journalistes sont payés pour cela. Il appartient aux hommes politiques d'agir pour le bien-être du peuple et non de se résoudre à commenter l'actualité.

Dans quel mouvement militiez-vous avant de rallier l’APARECO et comment avez-vous rejoint l’Europe?

Je suis né et grandi à Kisangani, plus précisément dans la commune de Mangobo. J’ai quitté Kisangani en octobre 2002, c’est-à-dire au lendemain des guerres d’un jour, de trois jours et de six jours que cette ville a connues. Pour ceux qui ne le savent pas ou qui ont tendance à oublier l’histoire récente de Kisangani, il importe de rappeler qu’au début des années 2000, la ville de Kisangani a été trois fois le théâtre de combats à l’arme lourde opposant les armées régulières du Rwanda et de l’Ouganda. A chaque fois, ces combats ont été lourds de conséquence aussi bien pour les infrastructures de la ville que pour ses habitants. Certains quartiers de la ville étaient presqu’entièrement rasés et nous avons déploré beaucoup de perte en vies humaines. Les victimes civiles se comptaient en plusieurs milliers. L’ONU s’est emparée du dossier et a décidé que le Rwanda et l’Ouganda devaient indemniser les victimes et réparer la situation. Mais, j’avais l’impression que les choses n’évoluaient pas rapidement dans l’intérêt des victimes. Ce qui fait que dès mon arrivée en Belgique, en hiver 2003, j’ai essayé de sensibiliser l’opinion publique internationale sur les méfaits de ces guerres et surtout sur les conditions de vie des victimes dont certains continuaient à passer la nuit dans des abris de fortune et des bâches. C’est le début de mon aventure européenne, aventure que j’ai voulu axer essentiellement sur une idée simple: le monde ne devait pas oublier les victimes des guerres de Kisangani. Pour être efficace, j’ai créé une association sans but lucratif dénommée «Union des Victimes des Guerres de Kisangani», qui en fait était une sorte de représentation en Europe d’une association du même nom basée à Kisangani. A cette époque, mon ambition n’était pas du tout politique, mais lorsqu’on vit en Europe avec toutes les contingences que cela implique, la barrière entre l’associatif et le politique est souvent infime. 

Décrivez-nous l’ambiance du jour de votre adhésion à l’APARECO!

Avant de répondre à votre question, permettez-moi de souligner un élément important. Je suis originaire de la Province-Orientale, territoire de Basoko, collectivité Mobango-Itimbiri. Mes parents étaient illettrés et pauvres. J’ai grandi en me nourrissant de produits des champs qu’ils cultivaient notamment à Segama, à Akodane dans l’autre rive de la Rivière Tshopo ou encore au point kilométrique 25 sur la route qui mène de Kisangani vers Lubutu. Dans ces conditions, il est clair que je n’avais jamais rencontré Honoré Ngbanda auparavant. Je le connaissais vaguement comme beaucoup de gens de ma génération: ancien collaborateur du Maréchal Mobutu.  Comme je l’ai dit, j’étais très actif dans les milieux associatifs de Bruxelles à cette époque. En même temps que je prêchais l’Evangile de Christ, je participais à l’organisation de plusieurs manifestations en faveur de la paix au Congo en ma qualité de défenseur des intérêts des victimes des guerres. Je peux dire sans prétention que c’est probablement mon activisme et ma capacité à mobiliser les foules qui ont décidé Honoré Ngbanda à venir me chercher. Parce que, je le répète, je ne l’avais jamais rencontré auparavant. Il n’était pas de mon milieu, pas de mon âge, rien ne me prédisposait donc à croiser son chemin un jour. Mais, le destin a décidé que les choses devaient se passer comme cela, je ne pouvais y échapper. Quant à ce qui concerne mon adhésion à l’APARECO, il est important de souligner le fait que je n’ai pas seulement adhéré à l’APARECO, j’ai contribué à la créer. Ceux qui connaissent la vraie histoire de ce mouvement savent que j’ai commencé à travailler pour l’APARECO bien avant le 4 juin 2005, date de son congrès constitutif à Paris. Nul n’ignore qu’après la chute de Mobutu et sa mort au Maroc, personne ne faisait plus confiance aux anciens dirigeants de la Deuxième République. Ils étaient tous tenus responsables du chaos dans lequel était plongé notre pays. Alors qu’Honoré Ngbanda écrivait des livres, personne ne lui faisait confiance, pas plus qu’à d’autres. Sa réputation de «Terminator» lui collait à la peau, son image ne passait pas dans l’opinion tant nationale qu’internationale. Avec d’autres, j’ai contribué à  rendre «achetable» et «comestible» le «produit» Ngbanda. Bref, il fallait, à travers des meetings, conférences-débats et autres contacts de réflexion, parvenir à «adoucir» son image, l’objectif étant de lui permettre d’atteindre un public plus large avant le lancement officiel de l’APARECO. Dieu sait si nous avons atteint notre objectif.

Quel rôle avez-vous assumé au sein de ce mouvement politico-militaire?

Dans l’APARECO, j’étais Secrétaire exécutif national chargé de l’Organisation, Mobilisation et Propagande. Ceux qui connaissent mon parcours au sein de l'APARECO savent que j'ai tout donné à ce mouvement. Je lui ai donné ce qu'un militant engagé peut raisonnablement donner à un mouvement politique: temps, énergie, courage, talent, etc. J’ai toujours été loyal. Ceux qui lisent les nombreux articles que j’ai publiés sur le Net savent que jamais homme n’a chanté la gloire de l’APARECO et de son leader autant que moi. Ce qui peut d’ailleurs parfaitement se comprendre d’autant que, comme je l’ai dit, mon travail consistait à vanter les mérites du mouvement et à le présenter comme une alternative crédible au pouvoir actuel. J’ai donc contribué à assurer la visibilité de l’APARECO et à «embellir» l’image de son leader. Attention: je n’ai pas dit que c’est moi qui ai fait Honoré Ngbanda. Et que sans moi, il ne serait pas ce qu’il est. Je ne l’ai pas dit et je crois qu’il serait tout à fait indécent et même insultant d’affirmer pareille grossièreté. Je dis simplement que dans la vie, on ne peut pas réussir seul. On a besoin des autres pour être grand. Les autres, qu’il faut respecter, honorer, considérer, écouter. C’est aussi cela les caractéristiques d’un bon leader.

Vous travailliez à l’APARECO en échange de quoi?

Si vous voulez savoir si Honoré Ngbanda me rémunérait, la réponse c’est clairement non. 

Pouvez-vous nous décrire comment et dans quel état d’esprit se planifient les manifestations contre le Régime de Kinshasa?

Conviction, détermination, obligation de résultat. Il fallait bien faire et parvenir au résultat escompté.

Quels sont les objectifs concrets poursuivis par l’APARECO?

Renverser le régime actuel par les armes.
Ce mouvement a-t-il des structures solides, organisées susceptibles de faire vaciller le Pouvoir ou ce n’est qu’un simple fonds de commerce, une organisation pour la dure survie en Europe? 
Pour avoir contribué à le mettre en place, je dis qu’à l’origine, oui. Mais aujourd’hui, le plus grand monde ne croit à l’efficacité de cette entreprise. L’APARECO est de plus en plus perçue comme une affaire individuelle. Le leader est entouré d’une clique des fidèles incapables de mobiliser grand monde. Je crois qu’à part la capacité de raconter n’importe quoi dans le site internet, il n’y a plus rien. Je peux me tromper, mais je ne le crois pas. Je connais assez bien la boîte pour être sûr de ce que j’affirme.
 

Pensez-vous que la violence soit encore un moyen approprié pour revendiquer quelque chose auprès du Pouvoir démocratiquement établi en RD-Congo?

Pendant longtemps, j’ai cru que j’étais sur la bonne voie en empruntant la voie de la violence, mais le temps m’a montré que j’avais tort. J’ai compris que la violence n’apporte rien de bon. La violence détruit, mais seule la sagesse construit. La meilleure façon pour un citoyen de contribuer au développement de son pays, c’est la participation aux élections, soit en tant qu’électeur, soit comme candidat. Car, s’il est évident que les élections ne doivent pas être une fin en soi, il n’en demeure pas moins cependant qu’elles constituent, si elles sont organisées dans les règles de l’art, le seul baromètre crédible de la légitimité populaire. J’ai conscience que ce que je dis aujourd’hui peut choquer mes anciens amis, mais je l’assume. Le dogme idéologique de l’APARECO qui fait l’apologie de la prise de pouvoir par les armes renvoie une image négative de notre pays à l’extérieur. Cette idéologie n’est pas non plus un bel héritage pour les générations futures dans notre pays. La succession des coups d’Etat n’a qu’un effet possible: mettre le pays dans un engrenage de violences continu. L’APARECO tue Joseph Kabila et prend le pouvoir; quelqu’un d’autre vient, tue Honoré Ngbanda et s’empare des rennes du pays; un autre tue celui-là et ainsi de suite. Est-ce que c’est cela que nous voulons pour notre pays? C’est vraiment cela que nous voulons pour nos enfants? Est-ce là la raison de notre combat politique? Non, mes chers amis, une autre politique est possible.

Vous est-il déjà arrivé l’idée de déstabiliser le Régime?

Oui, malheureusement oui. Je le regrette

A quelle occasion par exemple?

C’est simplement le discours général du mouvement, mais je veux aujourd’hui adopter un langage de conciliation

Comment Monsieur Ngbanda a-t-il accueilli la nouvelle de votre démission?

Je ne sais pas, posez-lui la question.  Ce que je sais, par contre, c’est que je suis un homme libre, libre de décider seul de l’orientation que je dois donner à ma vie. 

Vous vous êtes particulièrement illustré par des insultes et des contre-vérités contre le

Pouvoir du Président Kabila. Etes-vous prêt à vous en repentir?

Je n’ai aucun problème avec cela. Vous savez, mon cher ami, avant d’être citoyenne et politique, la démarche que j’entreprends ce jour est d’abord et avant tout morale. Morale parce qu'elle me permet de réparer une faute commise et d'être ainsi en paix avec ma propre conscience. N’oubliez pas que je suis pasteur. S’il est une chose que j’ai compris depuis tout ce temps, c’est que Président de la République ou pas, ministre ou pas, on est d’abord et avant tout un être de chair qui, comme tout le monde, peut avoir mal lorsqu’il est insulté ou vilipendé. Je ne crois pas moi si je serais content que l’on jette en pâture ma réputation comme nous l’avons fait pour les uns et pour les autres. Faire de la politique ne devrait pas, à mon sens, se résumer à des insultes et autres invectives de bas étage. Les attaques ad hominem devraient normalement être bannies du circuit politique de notre pays. Je trouve qu’elles n’élèvent pas le débat politique et n’honorent ceux qui les font.  

Vous pouvez même envisager une demande de pardon par écrit?

J’ai dit que je n’avais aucun problème avec cela.

Ne craignez-vous pas, de la part de vos anciens camarades, les représailles que vous réserviez autrefois aux dignitaires du Régime ou à certains opérateurs culturels que vous jugiez pour leur allégeance ?

Craindre? Craindre quoi? Parce que vous croyez que les gens ne sont pas aussi lucides pour comprendre ce que je dis? Ce que je dis ici n’est pas un jugement de valeur, c’est l’expression d’une réalité qui ne peut être contestée par personne. Tous les membres du Comité National, sans exception, se plaignent, même s’ils se gardent bien de le manifester au grand jour. Non, les gens ne sont pas dupes. Vous savez, les menaces des hommes méchants ne doivent pas nous faire changer d’avis, surtout lorsque nous savons que ce que nous faisons est bon.

Envisagez-vous un retour au pays ? Quand précisément?

Est-ce que vous mesurez la portée de la question que vous venez de me poser? Le Congo est mon pays. Pourquoi donc ne devrais-je pas y retourner, d’après vous? Comme vous pouvez l’imaginer, je brûle d’envie d’y aller, d’aller à Kisangani. Mais malheureusement, cela ne dépend pas que de moi. Quand? Je ne sais pas encore, parce que tout cela devrait s’organiser. C’est le sens de l’appel que je lance à tous, autorités de Kinshasa. Le Congo nous appartient à tous. Vous savez, comme moi, que les méthodes fortes ne sont pas de nature à faciliter la réconciliation des cœurs. Dans toutes familles du monde, les conflits ne manquent pas, mais la capacité qu’ont les membres d’une famille à régler leurs problèmes en interne permet toujours de consolider les liens d’affection. Le dialogue, mes chers frères, le dialogue. Pas les armes, pas la violence. Je vous en supplie, il nous faut créer ensemble les conditions d’une paix durable entre les RD-Congolais. Nous devons travailler ensemble pour l’avènement d’un climat apaisé. Dans le respect de la vie humaine et dans le respect des institutions de la République.

Qu’est-ce que vous comptez faire une fois rentré au pays?

Participer à la reconstruction de mon pays. Contribuer d’une manière positive à faire avancer les réformes dont notre pays a tant besoin aujourd’hui.


Achille KADIMA MULAMBA


Par Alinga Mboka
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Samedi 7 août 2010 6 07 /08 /Août /2010 22:14

Vendredi, 06 Août 2010 00:00





Sortant de son mutisme de Bruxelles où il se trouve, Etienne Tshisekedi s'est confié dernièrement à la presse. Occasion pour lui de donner officiellement sa position face au 1er congrès organisé par son parti en avril 2009 et face aux élections de 2011. Il a ainsi annoncé prochainement l'organisation du véritable 1er congrès de l'UDPS non sans se porter candidat à l'élection présidentielle de 2011. C'est donc cette annonce qui a poussé, non seulement une frange importante de la base de son parti, mais aussi la communauté de l'Internationale socialiste à le désavouer. Les inconditionnels d'E. Tshisekedi qui l'ont désavoué déclarent ne pas comprendre comment celui qui incarnait un mythe peut ainsi virer à 180°. Pour eux, E. Tshisekedi peut convoquer un autre congrès, mais qui ne devra aucunement pas s'appeler " 1er congrès ordinaire ". Ils expliquent leur position par le fait que le 1er congrès, ce forum que d'aucuns ont qualifié de " messe noire a bel et bien vécu, forum qui a réuni non seulement les membres de l'intérieur du pays et des fédérations extérieures, mais aussi les partenaires de l'Internationale socialiste. Ils se demandent ce que peuvent penser de Tshisekedi et de l'UDPS ces gens qui se verront associés à un autre 1er congrès ordinaire au cas où celui-ci arriverait à se tenir. Pour eux donc, ça ne fait pas sérieux.

Ils ajoutent aussi que pour annoncer la convocation du 1er congrès de son parti E. Tshisekedi a associé les médias, aussi bien locaux qu'étrangers. Pourquoi, s'agissant de l'annulation de ce congrès par lui déjà convoqué, pouvait-il ne compter sur ses décisions, des actes qui ne terminent leur course qu'au sein du parti ? Ils se sont également appesantis sur le cas des victimes de la décision 099, parmi lesquels François Xavier Beltchika Kalubye et Jean Joseph Mukendi wa Mulumba. Que pourra dire le congrès s'il se tenait sur des gens qui n'y prendront même pas part, puisque exclus ? Ils dénoncent le caractère illégal de cet acte et son impopularité étant entendu, argumentent- ils, qu'aucun texte, ancien ou nouveau n'autorise Tshisekedi à exclure les membres.

Le point de vue de la communauté de l'Internationale socialiste


Pour la communauté de l'Internationale socialiste dont l'UDPS est membre observateur, le 1er congrès que prétend organiser E. Tshisekedi a déjà eu lieu à Kinshasa du 15 au 21 avril 2009. Ce vent est parvenu jusqu'à convaincre le Parti socialiste démocrate suédois qui hésitait encore sur la nécessité du financement de ce congrès dit " vrai ". Aujourd'hui, déclarent-ils, tout laisse entendre que c'est bien Tshisekedi lui-même qui est à la base de toute confusion et du délabrement avancé de l'UDPS.

Plusieurs éléments entre en ligne de compte et confirment ce comportement et faits que dénoncent les partenaires occidentaux de l'UDPS, notamment : le manque de collaboration et de respect des engagements avec les partenaires ; le mépris des autres et l'égoïsme ; le manque d'ouverture et de sagesse politique ; la personnalisation et le monopole du parti ; l'absence manifeste de partenariat politique ; l'absence de promotion politique du parti ; la négligence et le manque d'intérêt politique.

Se déclarer candidat à la présidentielle de 2011, exclure des cadres compétents, organiser son " vrai " congrès, mépriser les initiatives salvatrices de ses collègues fondateurs et se désolidariser d'eux… voilà qui siffle la dérive dictatoriale que dénoncent les partenaires de l'Internationale socialiste qui concluent que la collaboration dans une logique pareille n'a guère de place. Ce qui a suscité des rebondissements dans les relations du parti démocrate suédois avec Tshisekedi et son entourage. Embarrassés face à cette situation, les membres de l'Internationale socialiste se sont vus obligés de défendre les valeurs de la sociale démocratie et les idéaux démocratiques plutôt que des individus, comme E. Tshisekedi, qui se substituait en une institution ou texte de loi comme à l'époque de roi Soleil qui déclarait : " la France c'est moi ".

Donc la communauté de l'Internationale socialiste qui condamne, à l'unanimité, l'exclusion des cadres compétents, estime en outre qu'il s'agit là d'un manque de stratégie pour E. Tshisekedi et la culture démocratique lui échappe davantage. Tout compte fait, puisque Tshisekedi a déclaré que bientôt il sera au pays pour ouvrir lui-même le "véritable" 1er congrès ordinaire de son parti, attendons le voir à l'œuvre. Le souhait des inconditionnels de ce parti est de voir une UDPS forte et unie, celle qui soit capable de constituer l'unique alternative en 2011.

V. Wakudinga

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Par V. Wakudinga
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Vendredi 6 août 2010 5 06 /08 /Août /2010 21:18
La mémoire touristique de la République Démocratique du Congo, longtemps bradée sous la Deuxième République, est en voie d'être réhabilitée, comme en témoigne la séquence vidéo ci-dessous.

Par Alinga Mboka
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Alinga Mboka

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